Possotomé, un village habité par le Vaudou

Via l’intermédiaire d’Eco-Bénin, j’ai eu l’occasion de visiter Possotomé : un ensemble de villages autour du lac Ahémé qui regorgent autant de culture que le lac Ahémé regorge de poissons.

Aller visiter cet endroit, c’est se plonger non seulement dans le lac Ahémé mais aussi dans les rites, croyances et habitudes très particulières d’un endroit dans lequel le culte vaudou fait partie intégrante de la vie des habitants.

photo-1-village

Dès le premier jour, après un délicieux déjeuner au bord du lac sur des pilotis en bois construit par le restaurateur «Préfet», nous sommes partis à la découverte des différents lieux sacrés et des divinités. Visiter ces endroits avec un guide fut l’occasion d’en apprendre beaucoup sur les coutumes des adeptes du vaudou. On a eu un aperçu de la manière dont ils réglaient les conflits entre eux, les cérémonies qui étaient prévues en cas d’adultère, de décès, de naissance etc.

A travers ces nombreuses histoires et habitudes de vie dont le guide nous a dressé le portrait qui, au premier abord, peuvent paraître étranges, surprenantes et même à la limite du loufoque et de la barbarie, on est amené à réfléchir sur sois même. C’est là qu’on se rend compte que les rites vaudous traduisent en fait une réelle philosophie de vie, un regard sur le monde qui, par certains côtés nous étonnent et font remettre en question notre manière de procéder dans la vie. Et en même temps, on réalise que le vaudou peut aussi rejoindre notre manière de penser sur certains aspects.

photo-2-village

Après avoir fini cette visite, nous avons eu la chance d’assister à une cérémonie traditionnelle de vaudou : la danse du Tam-Tam.

Au coucher du soleil, les Tam-Tams et les chants des villageois résonnèrent très fort et la cérémonie commença…

Beaucoup de monde s’était rassemblé pour assister au spectacle et nous fûmes témoins d’une expérience pour le moins saisissante et spectaculaire.

Emportés par la musique, l’ambiance et les cris des villageois, les adeptes l’un après l’autre tombaient en transe. Une fois qu’ils étaient contrôlés, on les déshabillait pour les revêtir d’un costume traditionnel et les badigeonner d’un liquide jaune. Ils allaient ensuite danser passionnément avec d’autres adeptes.

 

Cela peut paraitre légèrement effrayant écrit de la sorte mais c’était en fait un vrai moment de fête et d’échange qui sortait de l’ordinaire. C’était intéressant car cela nous démontrait qu’avec quelques percussions, cordes vocales et un peu de volonté, on peut créer une fête plus intense et intéressante que n’importe quelle boîte de nuit de Cotonou !

 

 

Jérémie Evrard, stagiaire chez Eco-Bénin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s